1115 : Comment es-tu venue à l'écriture ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?
Luce Basseterre : J'avais besoin de faire mon deuil après la tournure inacceptable qu'avait pris la troisième saison de Torchwood, j’ai donc pondu à l’époque une grande quantité de fanfics, puis lorsque quitter mon job est devenue une question de « survie », j’ai décidé de m’y mettre plus « sérieusement ».
 
1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?
Luce Basseterre : Tout et rien, souvent de petits riens qui font boule de neige tout seul sans que je leur demande rien.
 
1115 : Quels sont les artistes (tous Arts confondus) que tu admires le plus ?
Luce Basseterre : Houlà ! Raphaël (le peintre, pas la tortue ninja), Alexis Weissenberg, Ayerdahl découvert très tardivement.
 
1115 : Comment travailles-tu (où ? quand ? avec quels outils ?) Quelles sont tes méthodes de travail ?
Luce Basseterre : Depuis peu, j’ai découvert Scrivener et j’avoue avoir été tout de suite conquise. Avant, je n‘étais capable d’écrire que le matin, mais actuellement, j’apprends à écrire n’importe où n’importe quand et ça marche plutôt bien.
 
1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?
Luce Basseterre : Principalement sur le premier opus d’une série de romans qui seront tous des oneshots, mais se dérouleront tous dans le même univers, une réalité alternative où les créatures fantastiques existent. La magie aussi, mais sans pour autant remettre en question le développement scientifique, car d’une manipulation très risquée.
 
1115 : Quand tu n'écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?
Luce Basseterre : La marche, le jardinage, le crochet et le bricolage, la photo et la lecture… oh, et aussi l’organisation d’un salon dédié à promouvoir les littératures de l’Imaginaire (Ndlr: Les Aventuriales de Ménétrol).

Avec "Tout va bien, dormons tranquilles", une nouvelle originale de Ménéas Marphil pour la collection ChronoPages, nous réalisons un rêve. Celui de partager le talent d'un auteur hors norme, père de Petit-Cuivre et d'Abracadagascar (Au diable vauvert), voyageur devant l'éternel et éternel aventurier de la littérature. Une plume acérée dans un gant de velours, des mots comme des pierres précieuses, et des histoires qui vous transportent l'âme, du fond de l'être à l'autre bout du monde.

Oui, nous réalisons un rêve ! Et c'est d'autant plus troublant quand on sait que la nouvelle en question est elle-même tirée d'un rêve de l'auteur. Coïncidence ? Sans doute pas...

 

Fêlez-vous les uns les autres !

 

Notre héros sort du noir pour plonger dans l'inconnu. Et quel inconnu ! De mécanismes et de rouages, le monde autour de lui tourne comme une machinerie folle, prête à broyer les individus, sans d'autre fonction que de les trier, les ranger et les mener au terme d'un parcours implacable. Mais quel est le terme de ce parcours exactement ?

Avec cette nouvelle à la tonalité noire et grinçante, Ménéas Marphil nous offre une magnifique réflexion sur notre monde, son fonctionnement, ses valeurs. A n'en pas douter, vous sortirez changés de votre lecture, et ce que vous aurez vécu lors de ce voyage littéraire reviendra vous hanter. La nuit, quand vous croirez rêver, alors qu'il n'en sera rien...

Et parce que le rêve ne fait que commencer, nous vous proposons aussi de découvrir le Focus maison de Ménéas, ici.

1115 : Comment es-tu venu à l'écriture ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?

Ménéas Marphil : D'abord par la poésie (nécessité intérieure), puis en découvrant que nous étions un certain nombre (classe de 4ème, en internat) à aimer lire et à écrire, et à partager nos lignes. Premiers écrits publiés dans le journal du lycée, poèmes, critiques de films, ensuite toutes sortes d'articles dans des revues associatives, journaux pamphlétaires sur ma ville, en bref un fil non-stop jusqu'à ce que mes carnets de route et de voyage m'apportent (plus tardivement) le matériau de mes premiers romans.

 

1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?

Ménéas Marphil : Elle est au moins double : la Nature. Celle d'une planète en tout point remarquable d'intelligence de la vie, et la nature humaine. Mais l'un de mes puits favoris d'inspiration pour mes romans est l'ésotérisme à travers les grandes traditions primordiales.

 

1115 : Quels sont les artistes (tous Arts confondus) que tu admires le plus ?

Ménéas Marphil : S'il faut confondre tous les Arts, alors c'est Vincent Van Gogh. Mais ça me navrerait, ne fut-ce que pour son bateau ivre, de ne pas citer Arthur Rimbaud. En musique et chanson, vaste spectre de Mozart à Jacques Brel, Barbara et Gérard Manset. En photographie Sebastiao Salgado. En cinéma, spectre plus large encore, de Fellini à Kubrick et Christopher Nolan, avec quelques acteurs comme Di Caprio, Gary Oldman... What else ? Trop de noms qui n'arriveront qu'après ce focus. Je n'aime pas certaines œuvres, mais qui que ce soit qui décide d'être artiste, je l'aime par avance.

 

1115 : Comment travailles-tu (où ? quand ? avec quels outils ?) Quelles sont tes méthodes de travail ?

Ménéas Marphil : Où : chez moi. Quand : lorsque j'ai envie (sinon ça sert à rien, je passerais mon temps à tout mettre à la poubelle). Les outils : lorsque j'écris sous les tropiques, c'est d'abord avec un crayon à papier, puis je fais la saisie sur ordi. En France, c'est direct le clavier et l'écran. Méthode, je n'en ai pas de systématique. Lorsque je me suis lancé dans mon cycle des « Lunes de Pandor », j'avais une trame qui allait quasiment jusqu'à la fin, découpée en scènes-chapitres, quels personnages ici ou là, quel décor, quelle tonalité, etc. Quand je suis passé aux aventures de mon personnage Petit-Cuivre, je me suis interdit tout ça. Précisément au nom de l'aventure. Si je sais ce qui va arriver, alors ce n'est plus de l'aventure. Du coup, on surfe plutôt sur une forme d'écriture expérimentale. Bref, à 1115, vous avez bien fait de mettre le mot « méthodes » au pluriel. Cela dit, le point commun à tout ce que j'écris reste la doc et la recherche préalable.

 

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?

Ménéas Marphil : Dans l'immédiat, une nouvelle, avec une dead line début avril prochain, titre provisoire « Plein la gueule ! ». Ensuite un roman, « La bonne case », une sorte de thriller social (ça existe, comme case où le ranger?). Les jours où ça ne vient pas, je retravaille « Cyclone et autres souffles », une chronique de bout de monde à partir de mes notes de voyages. Et puis un travail de recherche (sur une suggestion de mon éditrice) sur le thème et le mythe de la Tarasque.

 

1115 : Quand tu n'écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?

Ménéas Marphil : Mauvaise question. Je ne fais jamais rien pour simplement passer le temps, j'aurais trop peur qu'il m'en manque à la fin pour les choses importantes. A part ça, deux choses m'occupent par passion : le cinéma et le jardinage (il faut savoir cultiver son jardin ;-) ) Je visionne a minima un film par jour depuis des décennies, absolument tous genres, et parfois même des séries B. Quant au jardin, cela rejoint la seconde question de ce focus, c'est pour ne jamais vivre loin de la terre et de ces autres êtres sensibles que sont les plantes.

C'est un honneur pour nous de lancer la collection ChronoPages avec une bonne étoile au-dessus de la tête. Et cette bonne étoile, c'est Danielle Martinigol. Une étoile brillante, étincelante, de celles que l'on ne présente plus tant elle illumine le ciel de nos rêves depuis des années-lumière. Pourtant, cette grande dame de la Science-Fiction est un astre, que dis-je, une galaxie dont on n'aura jamais fini de faire le tour. Nous n'aurons de cesse de découvrir et redécouvrir sa poésie et son œuvre, comme c'est le cas pour sa série de nouvelles Rémanence, dont nous vous présentons aujourd'hui le premier volet "À fleur de peau".

Et que ceux qui pensent l'avoir déjà lue se détrompent. Ceci est la version 2.0 de Rémanence.

Disponible dès le 15 mars prochain !

 

Sous le dôme, la plage...

 

Rémanence, c'est un ensemble de quatre nouvelles, avec un regard distancié sur notre planète, où l'on visite l'un après l'autre des dômes reconstituant ses biotopes disparus. Avec "À fleur de peau", nous plongeons dans une romance atypique et nuancée. De la superbe SF empreinte de tolérance comme seule cette grande romancière sait en écrire.

Et pour (re)découvrir aussi l'exceptionnelle autrice derrière l’œuvre, lisez ici son Focus, elle nous y parle de musique ou de couture et nous donne même le truc pour la différencier à coup sûr de son clone. Parce que chez 1115, on ne vous gâte jamais assez...

1115 : Comment es-tu venue à l’écriture ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?
Danielle Martinigol : Tout est venu du fait qu’au milieu du siècle dernier mon frère s’endormait mal pendant que mes parents allaient regarder la télé chez mes grands-parents qui habitaient la même maison que nous. Je me suis mise à lui inventer des histoires. J’avais douze ans, lui six. Un jour j’ai eu envie d’en transcrire une en précisant chapitre 1 à la première page. Je n’ai plus jamais arrêté. En cachette. Jusqu’à ce que je rencontre l’écrivain Pierre Versins auquel j’ai fait lire un de mes textes et qui m’a encouragée.

1115 : Quelle est ta plus grande source d’inspiration, de façon générale ?
Danielle Martinigol : Le monde autour de moi. Et je dirais même l’Univers tout entier. Rien ne me réjouit plus que de regarder les étoiles. La Terre vue de l’espace est une vision fabuleuse, le meilleur embrayeur d’imaginaire pour moi. Mais la planète est fragile. Nous n’avons pas de plan B pour survivre ailleurs et nous n’en aurons pas pendant longtemps. Alors veillons sur la maison. Voilà pourquoi j’écris des textes à thématiques écologiques.

1115 : Quels sont les artistes (tous Arts confondus) que tu admires le plus ?
Danielle Martinigol : Les musiciens. Ma mère était pianiste. J’ai baigné dans la musique in utero. Le sens inné de la combinaison des sons par les compositeurs, quels qu’ils soient, me fascine. J’écoute la musique partout où il y en a, dans les rues, les restaurants, les supermarchés, par les fenêtres ouvertes... alors que la plupart des gens l’entendent seulement. Sans musique, nous serions vides. Comme l’espace où il n’y a aucun son. En cela 2001 l’odyssée de l’espace de Kubrick m’avait enthousiasmée. La musique des Strauss en fond sonore... waouh !

1115 : Comment travailles-tu (où ? quand ? avec quels outils ?) Quelles sont tes méthodes de travail ?
Danielle Martinigol : Chez moi, dans ma bibliothèque avec mon clavier ergonomique. Je tape avec mes dix doigts sans jamais regarder mes mains, juste l’écran. Je fais des synopsis précis. Je me corrige beaucoup. Je travaille toujours sur le texte complet pour pouvoir revenir en arrière illico. Je ne peux pas écrire autrement que pendant de longues plages horaires. Une demi-heure par ci par là, ce n’est pas du tout mon truc. Je m’immerge. Écrire est la seule activité qui me fait oublier de manger. J’écoute des BO de films, pas de paroles, ça me dérange. Mais la plupart du temps je travaille dans le silence total. Si vous voyez Danielle Martinigol écrire à la terrasse d’un café, c’est un clone.

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?
Danielle Martinigol : J’ai toujours trois textes en cours. Un en recherches, un en écriture et un en correction. Je viens d’achever les corrections d’un roman écrit en collaboration avec une autrice Isabelle Fournié. C’est son premier et mon quarante-cinquième. J’écris un roman ado d’anticipation sur le transhumanisme thème que j’ai déjà abordé avec mes améliorés dans les Oubliés de Vulcain avec Charley et Charlex. Et je poursuis les recherches pour mon roman adultes.

1115 : Quand tu n’écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?
Danielle Martinigol : Lire. Regarder des séries télé. M’occuper de ma petite-fille, mais comme elle est loin de moi, c’est rare et d’autant plus précieux. Enfin si je dois me vider la tête, je sors ma machine à coudre. Je coupe, j’assemble, je suis la trame, je surveille le fil, je rate, je découds, je repique... en fait, faire de la couture c’est comme écrire un roman, il y a plein de points — eh eh — communs : trouver le bon modèle, faire, défaire, essayer, s’énerver, recommencer et quand on a fini, on attend un verdict qu’on espère positif du genre : c’est un bel ouvrage.