Les Précommandes des billets pour votre voyage sur Mars sont ouvertes ! Décollage le 20 mars prochain, soit dans deux semaines exactement. Cerise sur le gâteau : pour chaque exemplaire précommandé, nous glisserons un petit cadeau surprise dans l'enveloppe. Mais chut... c'est encore un secret ?

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Ce week-end, une pléiade de Pilotes de Lignes sera présente pour Les Oniriques 2019 (4e édition). Sylvie Arnoux, Nicolas Le Breton, Luce Basseterre, Aurélie Mendonça, Frederic Czilinder, Emmanuel Quentin et Bruno Pochesci se feront une joie de vous dédicacer leurs Voyages Littéraires, alors préparez-vous au départ, on vous embarque dès ce vendredi 08 mars, 14h, pour 3 jours de dépaysement !

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"A la Saint Aubin, lire des nouvelles fait du bien !"

A partir d'aujourd'hui, découvrez les nouvelles de Danielle Martinigol (Rémanence #3), Emmanuel Quentin (Céder la place), Aurélie Mendonça (L'Homme Chocolat) et Frédéric Czilinder (Bois Hurlants) sur vos liseuses et tablettes.

Disponibles ici !

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Deuxième focus consacré aux nouvellistes de cette récente série de ChronoPages, et cette fois, c'est Emmanuel Quentin qui se prête au jeu des questions-réponses pour notre plus grand plaisir. Vous pensiez tout savoir de cet auteur ? C'est l'heure de vérifiez ça !

 

1115 : Comment es-tu venu à l'écriture ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?

Emmanuel Quentin : J'ai écrit ma première histoire après avoir lu Au bonheur des ogres de Daniel Pennac. J'avais adoré cette histoire, ce personnage de Benjamin Malaussène et son rôle de bouc émissaire. J'ai donc écrit une histoire très largement inspirée de ce roman agrémenté d'éléments piochés dans un épisode de la 4ème dimension. Le résultat est resté dans un tiroir, puis a sombré dans une cave dont il n'est jamais ressorti. Ensuite, j'ai toujours plus ou moins écrit, pour moi, sans jamais rien terminer. Jusqu'à mon premier roman Dormeurs, qu'en bon procrastinateur j'ai mis des années à élaborer.

 

1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?

Emmanuel Quentin : Je ne sais pas trop. Les idées de romans ou de nouvelles me viennent comme des flashs. Je mets ensuite le cerveau en marche pour voir si je peux en faire quelque chose et si c'est le cas, je me mets au boulot. Mais la phase d'élaboration intérieure est assez longue en général.

 

1115 : Quels sont les artistes (tous Arts confondus) que tu admires le plus ?

Emmanuel Quentin : Là encore c'est difficile à dire. Je vais répondre là, maintenant, et après avoir répondu, je vais me dire que j'ai oublié untel ou untel. Alors je vais commencer par mes incontournables, à savoir Jonathan Coe, Paul Auster, Stephen King et Robert Merle. Mais je pense aussi à Pascal Casolari pour ses tableaux et illustrations (Pascal a réalisé la couverture de mon second roman Où s'imposent les silences). Non seulement, j'admire son travail mais aussi l'homme qui est un vrai passionné, curieux et généreux.

 

1115 : Comment travailles-tu (où ? quand ? avec quels outils ?) Quelles sont tes méthodes de travail ?

Emmanuel Quentin : Je travaille essentiellement chez moi, sur ordinateur, le plus souvent le soir. Mais avant, comme je le disais, je construis les histoires dans ma tête, sans faire de plan, avec juste un fil directeur général.

 

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?

Emmanuel Quentin : Mon prochain roman Replis chez Mü éditions paraît le 5 juin. Sinon je travaille sur une exposition immersive sur la thématique des Ruines avec Pascal Casolari (j'ai déjà dit que je l'admirais ? ^-^) qui réalise tableaux et croquis, Emmanuel Régis aux sons et moi-même au texte. Et sinon, un nouveau roman est actuellement en gestation. Les deux prologues sont dans ma tête, ainsi que l'articulation générale. Je finis une nouvelle pour l'exposition et je m'y mets. J'ai du mal à être sur deux projets en même temps.

 

1115 : Quand tu n'écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?

Emmanuel Quentin : La lecture et la pratique du théâtre. Et les bons gueuletons en famille ou entre amis. Et pas forcément dans cet ordre !

Aujourd'hui, focus sur l'auteure de l'Homme Chocolat, Aurélie Mendonça, notre ambassadrice de la mort et grande spécialiste du fantastique qui nous parle ici de son travail d'écriture, de ses projets et de ses sources d'inspirations. Une merveilleuse façon de vous mettre l'eau à la bouche si vous n'avez pas encore découvert cette formidable créatrice de mondes.
 

1115 : Comment es-tu venue à l'écriture ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?
Aurélie Mendonça : À 8 ans, je m’amusais à écrire des exposés pour l’école alors que personne ne me demandait rien. Au même moment, j’imaginais mon premier récit pour l’un de mes cousins qui venait de naître, une histoire d’ours en peluche et de forêt magique. Après, j’ai plus ou moins continué à vivre à l’intérieur de mon imagination sans forcément écrire. Puis je suis entrée dans la vie active, j’ai connu un travail éprouvant psychologiquement, et j’ai décidé de tenter l’aventure de l’édition en participant à un concours de nouvelles.

1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?
Aurélie Mendonça : Mes rêves. J’ai un sommeil très créatif alors je peux piocher dans l’un de mes songes pour en tirer une histoire. Généralement, je rêve d’une scène en particulier, et je travaille le reste tout autour.

1115 : Quels sont les artistes (tous Arts confondus) que tu admires le plus ?
Aurélie Mendonça : En littérature, je voue un culte à Amélie Nothomb et à Isaac Marion. J’admire le travail de Pénélope Bagieu, et aussi celui de mon petit frère qui illustre certains de mes écrits.
Enfin, Caitlin Doughty, qui a créé le mouvement américain « Death Positive ».

1115 : Comment travailles-tu (où ? quand ? avec quels outils ?) Quelles sont tes méthodes de travail ?
Aurélie Mendonça : J’écris d’abord sur papier le synopsis. Ce n’est jamais très détaillé mais j’ai au moins le déroulement global de l’histoire que je veux écrire. Je fais aussi des fiches personnages et des fiches lieux, je prends des feuillets cartonnés de différentes couleurs pour m’y retrouver. Une fois que j’ai tout ça (et que je suis motivée…), j’écris directement à l’ordinateur. Il faudrait que je range un peu mon bureau pour avoir un vrai espace de travail, mais écrire sur le canapé, ça a fonctionné jusque-là.

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?
Aurélie Mendonça : Je travaille actuellement sur une série en épisodes écrite dans « l’esprit manga ». La moitié est déjà rédigée et est en correction, je vais bientôt commencer la seconde partie. Je m’éclate vraiment à écrire cette histoire très visuelle.
Côté romans, je retravaille certains vieux projets qui ont quitté les circuits de l’édition, et je me lance dans la réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, mais dans un Japon contemporain.

1115 : Quand tu n'écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?
Aurélie Mendonça : Dès que le temps le permet, j’aime faire de longues randonnées avec mes chiens. Sinon, on regarde beaucoup de séries, affalés sur le canapé.
Je me lance souvent des petits défis, comme me mettre à la broderie ou aller faire un tour en bateau. Je peux passer plus de temps à imaginer mon prochain challenge qu’à le réaliser.
C’est mon travail donc pas vraiment un passe-temps, mais ma bibliothèque est l’endroit où je fais le plus de choses qui m’amusent, entre lire les nouveautés, préparer mes interventions pour l’école, décider des livres à acheter ou planifier les animations, je ne m’ennuie jamais !