C'est avec une immense joie que nous vous annonçons la sortie de Celle qui portait l'orylium de Paladine Saint-Hilaire le 12 décembre prochain, dans toutes les bonnes librairies et sur le site 1115. Vous pouvez dès à présent pré-commander cet ouvrage sur Amazon, Decitre ou Fnac.com, et pour la version Ebook sur Kobo, Kindle, Google ebookstore, Apple Ibookstore, Youscribe, Youboox, Epagine ou 7switch (Immatériel). Pour en savoir plus, c'est par ici.

Aujourd’hui, focus sur Sarigan, auteur des Recueils d'Occultes Racines.

 

1115 : Comment es-tu venu à l'écriture  ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?

Sarigan : La lecture, c'est venu très jeune. Nous allions beaucoup en bibliothèque en famille, ma mère était une grosse dévoreuse de livres. Mais je suis venu à l'écriture après avoir lu l’Écume des Jours de Boris Vian. J'avais douze et l’œuvre m'a bouleversée.  Son onirisme, sa poésie, cette folie noire et douce à la fois, le tout dans une langue vibrante, nouvelle, atypique, farfelue et tellement littéraire. J'ai été touché au cœur. C'est la première fois qu'un livre me faisait pleurer toutes les larmes de mon corps. C'est souvent par une très vive sensation que commence l'addiction. De ce point de vue, je n'échappe pas à la règle.

 

1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?

Sarigan : La Nature. La Nature Humaine, mais surtout la "Natura", ce qui est en train de naître, chaque jour, les plantes, les insectes, les animaux. J'adore étudier la biologie, la chimie ou la physique pour débusquer dans les dernières énigmes de la Science mes idées les plus dingues. Je suis un grand fan de vulgarisation scientifique, Reeves, Pelt, Hallé, Mazliak. Je suis abonné à Science et Vie, à la Hulotte, aux émissions d'Ameisen. Tout ce qui peut alimenter mon imaginaire est bon à prendre. Je suis toujours en veille, à l'affût ; j'apprends chaque jour.

 

1115 : Quel est, ou quels sont, le ou les artistes que tu admires plus que les autres ?

Sarigan : Le problème, c'est que des artistes, j'en admire des centaines. Des auteurs, des peintres, des sculpteurs, des musiciens, j'ai un goût immodéré pour la création ; j'aime trop de formes d'Art et d'artistes différents pour en voir un seul sortir du lot. J'aime les créateurs, et les artistes, tous autant qu'ils sont.

 

1115 : Comment travailles-tu (où? quand? avec quels outils?) Quelles sont tes méthodes de travail ?

Sarigan : Quand il s'agit d'écrire, rien ne m'arrête. Je peux écrire partout, n'importe comment, n'importe quand. Je suis un auteur tout terrain. Dans mon carnet, sur mon téléphone, sur des post-it, sur une nappe en papier, sur le coin d'une facture. Les phrases ne préviennent pas quand elles arrivent. Elles arrivent, elles passent, et elles peuvent repartir très vite, disparaître. Il faut les saisir au vol. Ou se les répéter assez longtemps pour ne pas les oublier. Avec le temps, je suis devenu très organisé, j'ai toujours de quoi écrire à portée de main. Mais j'ai aussi développé une formidable mémoire des mots. Au cas où.

 

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?

Sarigan : Occultes Racines et son univers étendu prennent toute la place en ce moment. J'aide aussi à la correction de textes, et je note toujours un millier d'idées çà et là que je ne développerai sans doute pas, mais au moins, je n'en manque jamais. Le manque d'idée, c'est comme le manque de caféine ou de nicotine pour d'autres, ça me rend mauvais.

 

1115 : Quand tu n'écris pas, quels sont tes passe-temps favoris ?

Sarigan : J'écoute une quantité astronomique de musique, je la dévore à toutes les sauces, je travaille en musique, je vis en musique, il m'arrive même de lire en musique. Pour ne rien arranger, je suis persuadé qu'il y a du bon dans tous les genres de musique. Donc je traîne mes oreilles partout, je surveille toutes les sorties d'album, j'écoute tout ce qui me passe sous la main. Je fais des playlists, je colle des airs sur les scènes que je dois travailler. Je suis toujours prêt à me faire surprendre par une nouvelle chanson.

  

 

Sarigan à la Convention OctoGône 2017.

 

(Crédit photo : ©Virgil Roussos - DC² Créa)

 

Un bien belle chronique du Comptoir de l’Écureuil à découvrir en cliquant sur l'image ci-dessous. Très bonne lecture à toutes et à tous !

Aujourd’hui, focus sur le travail de Mélissa Faidherbe, illustratrice des deux premiers tomes d'Occultes Racines. Pour découvrir comme il se doit cette jeune artiste Cévénole vivant actuellement sur Lyon, nous l'avons soumise au dur exercice de l'interview. Histoire d'en savoir un peu plus sur son travail en quelques questions.

 

1115 : Comment es-tu venue à l'illustration ? Quel est ton parcours, en quelques mots ?

MF : Je suis née et j’ai grandi dans les Cévennes, dans une maison isolée au milieu d’une forêt de châtaigniers. J’ai passé mon enfance à observer et à dessiner plantes et animaux autour de moi.

Plus tard j’ai d’abord fait une licence d’art design à Nîmes, puis j’ai passé un diplôme de dessinateur à l’école Émile Cohl à Lyon.

Aujourd’hui cela fait 1 an que je suis illustratrice indépendante.

 

1115 : Quelle est ta plus grande source d'inspiration, de façon générale ?

MF : Les plantes, les arbres, les animaux, la Nature en général.

 

1115 : Quel est, ou quels sont, le ou les artistes que tu admires plus que les autres ?

MF : Je m’inspire plus de ce qui m’entoure que du travail d’autres artistes.

Je pense quand même avoir été très influencée par mon grand-père qui était peintre, passionné de botanique et agriculteur dans les Cévennes.

Je suis aussi touchée par la vie et l’œuvre de Beatrix Potter.

 

1115 : Comment travailles-tu (où? quand? avec quels outils?) Quelles sont tes méthodes de travail ?

MF : Je travaille dans un atelier à Villeurbanne qui s’appelle l’atelier Vermillon.

Il m’arrive souvent de travailler en soirée et la nuit car ce sont les moments de la journée où je suis le plus efficace. Je travaille souvent en mélangeant l’outil traditionnel et l’outil informatique, je passe facilement de l’un à l’autre. J’apprécie beaucoup l’aquarelle et l’acrylique.

 

1115 : Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Des projets, des œuvres en cours ?

MF : En ce moment je prépare deux projets de livres illustrés pour enfants avec des Auteurs différents ; je réalise la couverture d’un roman. Je réfléchis aussi à un projet plus personnel de bande dessinée.

 

1115 : Quand tu ne dessines pas, quels sont tes passe-temps favoris ?

MF : Depuis un an je prends des cours de boxe et j’adore ça. Lorsque j’ai du temps libre en général je sors de chez moi. Par exemple, en ce moment j’aime visiter les serres du parc de la Tête D’or à Lyon et observer la diversité des plantes, arbres et fleurs qu’elles présentent. Quand je reste chez moi je m’occupe de mes animaux, je passe du temps avec eux, je les observe.

  

 

Mélissa au vernissage de l’Atelier Vermillon.

 

Son portfolio est disponible par ici. Vous y découvrirez ses autres productions et l’étendu de son talent. Pour notre part, le coup de foudre a été immédiat. Au premier coup d’œil, nous savions qu'elle était l'illustratrice idéale pour l'univers des romans de Sarigan. Lumière de la couleur, délicatesse du trait, exceptionnel rendu des beautés de la Nature, c'est avec tout son talent qu'elle s'est mise au service de nos premières publications, pour notre plus grand bonheur. Ce focus, donc, pour lui rendre un hommage mérité, même si nous ne sommes qu'au début d'une belle aventure.